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Première mondiale : Un essai permettant l’administration directe de dopamine dans le cerveau obtient d’excellents résultats pour soigner la maladie de Parkinson

Postée le 08 avril 2022

Actuellement mené au CHU de Lille, DIVE est un essai clinique révolutionnaire sur la maladie de Parkinson. Il repose sur le développement et l’évaluation d’un nouveau système d’administration du traitement de la maladie consistant à injecter directement dans le cerveau la dopamine manquante chez les malades afin de limiter les effets indésirables des traitements conventionnels.

Un procédé de fabrication original est ainsi produit pour la première fois au CHU de Lille. Cette nouvelle technologie a été développée par InBrain Pharma, start-up créée pour exploiter le concept initial issu de la recherche académique du CHU de Lille, de l’Université de Lille et du laboratoire Lille Neuroscience & cognition UMR-S 1172 Inserm. Le transfert de technologie a été réalisé par la SATT Nord avec une incubation à Eurasanté.

« Une plongée dans le cerveau pour mieux traiter la maladie, sur le modèle de l’administration continue d’insuline chez les patients diabétiques. »
Professeur David DEVOS, CHU de Lille, Université de Lille, Lille Neuroscience & Cognition – INSERM et co-fondateur d’InBrain Pharma.

Parkinson : une maladie neurodégénérative fréquente liée à la disparition des neurones dopaminergiques, responsable de troubles moteurs importants
La maladie de Parkinson touche actuellement 200 000 personnes en France, dont 22 000 cas dans la région Hauts-de-France et plus de 8 millions dans le monde. Cette maladie entraîne une carence en dopamine dans le cerveau. Pour pallier ce manque, le traitement actuel repose sur la prise orale répétée de L-Dopa qui se transforme secondairement en dopamine. Celui-ci a une
durée d’action limitée et entraîne des complications motrices très invalidantes chez 50 % des patients après 5 ans et chez 80 % des patients après 10 ans. Les patients fluctuent alors sans cesse entre des périodes de surdosage caractérisées notamment par des mouvements incontrôlés, des périodes de bon contrôle et des périodes de sous dosages avec la résurgence des signes de la maladie (lenteur, raideur, tremblement, douleur, mal-être, anxiété…). A ce stade, peu de traitements de seconde ligne peuvent être proposés aux patients.

 

Le partenariat précieux entre InBrain Pharma et le CHU de Lille pour une nouvelle solution thérapeutique par administration continue de dopamine

« Les malades manquant de dopamine, le traitement idéal serait d’apporter directement celle-ci jusqu’à leur cerveau. Cependant, la dopamine est une molécule fragile, qui s’oxyde et se dégrade très vite à l’air libre. Aussi, nous avons eu l’idée de développer son administration en condition anaérobie (sans oxygène pour la préserver) et en intracérébral, aux patients atteints de la maladie de Parkinson au stade de complications du traitement oral (soit après 5 à 10 ans d’évolution). Appelé DIVE pour Dopamine IntracérébroVEntriculaire, ce traitement permet une plongée dans le cerveau pour mieux traiter la maladie, sur le modèle de l’’administration en continu d’insuline chez les patients diabétiques. »
Professeur David DEVOS, CHU de Lille, Université de Lille, Lille Neuroscience & Cognition Inserm et co-fondateur d’InBrain Pharma

« La solution de dopamine anaérobie est produite par la pharmacie centrale du CHU de Lille sous la responsabilité du Pr Pascal ODOU, selon un processus de fabrication original. Elle est stockée dans une pompe implantée sous la peau dans la région abdominale à laquelle est relié un fin cathéter permettant de distribuer localement la dopamine dans les ventricules cérébraux évitant les effets indésirables périphériques. Notre essai clinique réalisé par le CHU de Lille a démontré d’excellents résultats pour nos patients sur la faisabilité, la sécurité et l’effet clinique sur le
contrôle du handicap. En tant que professionnel de santé, je suis heureuse de contribuer à l’émergence d’une nouvelle solution thérapeutique pour les personnes que nous accompagnons. »
Professeur Caroline MOREAU, CHU de Lille, Université de Lille, Lille Neuroscience & Cognition Inserm et co-fondatrice d’InBrain Pharma

De premiers résultats cliniques confirment une meilleure ergonomie que les traitements actuels par pompe, une grande sécurité et un effet clinique très prometteur.
L’essai clinique, en cours au CHU de Lille, prévoit une comparaison entre la solution DIVE et le traitement conventionnel des patients (NCT04332276). Les résultats sont rapportés sur des agendas remplis par les patients à leur domicile et au cours de leur vie réelle sur plusieurs semaines. Dès les doses modérées d’environ 100 mg/24h, une nette réduction des effets du surdosage de plus de 50 % est observée au profit d’un doublement de la période de contrôle idéal. Avec des doses plus importantes proches de 200 mg/24h, le contrôle des fluctuations motrices semble encore plus important, de l’ordre 80% de période de contrôle idéal.

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